Passionné(e) de lectures ? Vous allez adorer le dernier ouvrage d’Isabelle Jean-Louis : « Magali, l’amour à la folie ». Une série de deux nouvelles qui mettent en lumière le courage des femmes guadeloupéennes à travers différentes périodes de l’Histoire.

Nous avons souhaité en savoir plus sur l’auteure et ses motivations. C’est bien évidemment avec beaucoup d’enthousiasme qu’Isabelle nous présente son oeuvre.

Bonjour Isabelle, pouvez-vous vous présenter aux lectrices de Black’In ? 

Bonjour à toutes ! Je suis une maman célibataire qui, après une carrière de cadre, a fait le choix de rester à la maison pour s’occuper de ses deux enfants. C’est une activité très prenante, en fait plus prenante que ce que je pensais au départ ! Mais tellement enrichissante et passionnante finalement. À côté de cela, j’aime lire et écrire, j’aime raconter des histoires et surtout inventer des histoires. J’ai beaucoup d’imagination et par dessus tout j’aime observer les autres… les voir évoluer, les écouter, les regarder vivre. J’aime quand les autres sont heureux, quand ils réussissent à atteindre leurs objectifs. Bref, je suis une femme qui aime la vie.

Racontez-nous votre parcours :

J’ai un parcours atypique mais qui me ressemble ; J’ai commencé par des études de Psychologie à l’Université de Bordeaux, je suis titulaire d’une Maîtrise en Psychologie Clinique et Psychopathologique. Cette période de ma vie m’a beaucoup apportée tant sur le plan professionnel que personnel.

En 2001, j’ai décidé de rentrer en Guadeloupe avec un projet bien ficelé que j’ai eu l’opportunité de tester à Bordeaux : des séances de développement personnel utilisant comme base le Gwoka. Ainsi, durant deux ans, j’ai pu sillonner mon île en proposant des séances à des publics divers. Une expérience très riche qui m’a permis de rencontrer des personnes formidables et notamment des femmes, des mères pleines d’espoir et de volonté.

De fil en aiguille, je me suis tournée vers la formation d’adultes et, en 2006, j’ai eu l’opportunité d’intégrer un centre de formation dans le secteur du médicosocial. Perfectionniste et rigoureuse, j’ai voulu me former afin de rester performante dans mon travail. En 2009, j’ai obtenu un Master 2 en Ingénierie et Conseil de la Formation. Pendant quatre ans, je me suis investie corps et âme dans mon travail en accompagnant de jeunes guadeloupéens dans leur processus de professionnalisation.

A la naissance de mon fils en 2012, j’ai voulu faire une pause et prendre le temps de le voir grandir. Et aujourd’hui, je ne regrette rien… car mes deux enfants, âgés de 15 et 6 ans, sont ma fierté et ma plus belle réussite.

Parlez-nous de votre ouvrage « Magali, l’amour à la folie ».  À qui s’adresse t-il ?

« Magali, l’amour à la folie », suivi de « Sidonie, la vie à l’infini » sont deux nouvelles réunies dans un ouvrage. Ces deux nouvelles s’adressent à tous car elles parlent de la vie quotidienne de la Guadeloupe à travers différentes périodes de l’Histoire.

Ce sont des histoires simples qui tournent autour de l’amour. L’amour avec un grand A, celui qui nous donne des ailes pour affronter les épreuves de la vie.  Et surtout, elles mettent en avant, la femme guadeloupéenne dans toute sa splendeur.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ? 

J’ai commencé à écrire « Magali, l’amour à la folie » il y a bien longtemps. Au début, je pensais juste écrire une histoire qui me trottait dans la tête. Et puis un jour, je suis tombée sur « Le joueur d’échec » de Stefan Zweig. Une nouvelle que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, car en quelques pages, l’auteur réussit à vous plonger dans une intrigue en suscitant beaucoup d’émotions. Aussi, je me suis dit pourquoi ne pas essayer d’écrire une nouvelle à mon tour. Et puis, une fois la première terminée, une autre histoire à germer dans ma tête…

Ensuite, ce qui m’a vraiment poussé à écrire ces nouvelles, ce sont mes rencontres avec des femmes guadeloupéennes qui se battent au quotidien pour leurs rêves ou leur famille. De plus, je suis issue d’une famille dans laquelle la femme a occupé et occupe une place importante dans sa communauté. Par exemple, mon arrière-grand-mère maternelle fut l’une des premières femmes guadeloupéennes à demander et à obtenir le divorce au début du 20ème siècle. Ou encore, ma deuxième arrière-grand-mère maternelle, venant de Porto-Rico, fut la première coiffeuse de Pointe-à-Pitre à « ferrer les cheveux » au milieu du 20ème siècle.

Étant inspirée par toutes ces histoires, j’ai voulu montrer, à travers le portrait de Lucinda et de Sidonie, comment, malgré les aléas de la vie, la femme guadeloupéenne trouve la force de continuer et d’avancer.

Quels ont été vos processus d’écriture ? De l’idée à la finalisation, combien de temps avez-vous pris ? 

Avant de me plonger dans l’écriture proprement dite, j’ai fait beaucoup de recherches sur les événements qui ont jalonné l’histoire de la Guadeloupe. Mon objectif était de rester le plus proche possible de la réalité. Puis, sur un cahier j’écrivais dès que j’avais un moment. J’ai mis à peu près quatre mois pour écrire ces deux nouvelles.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ? 

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières, l’inspiration était présente, donc les idées coulaient tout naturellement.

Que vous ont apporté la rédaction et la publication de ce livre ? 

La rédaction de ces deux nouvelles m’a réconciliée avec moi-même car je me suis rendue compte que j’avais encore des projets personnels à accomplir. La publication a suscité beaucoup d’émotions, surtout quand j’ai lu la fierté dans le regard de mes enfants !

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite écrire un livre ? 

C’est une belle expérience qui peut sembler difficile au début, mais il suffit de commencer ! Il ne faut pas avoir peur de se dévoiler car si on ressent le besoin d’écrire c’est bien parce qu’on a des choses à dire et à montrer. Allez-y, exprimez vous !

Avez-vous un message à faire passer aux femmes ? 

Oui, j’ai un message. Soyez fière de vous que vous soyez mère, épouse, célibataire, sœur, entrepreneure, femme au foyer… Être une femme est un don merveilleux qui nous offre un champ de possibles à explorer. Alors, croyez en vous et partez explorer votre légende personnelle….

Portrait Black’In :

B comme … Bats-toi ! C’est mon leitmotiv. En tant que femme, je dois constamment me battre pour mes idées, pour mes rêves, pour mes enfants, pour ma famille…

L comme … Liberté. La liberté d’être celle que je veux être.

A comme … Amour. L’amour est ce qui me fait me lever tous les matins. Je mets de l’amour dans tout ce que je fais. Et puis quand tu aimes ce que tu fais, c’est un vrai bonheur !

C comme … Créativité. C’est l’expression de tout ce qu’il y a au fond de mon cœur !

K comme … Karukéra. Car j’aime mon île natale, c’est un véritable paradis. Et malgré les « même si… », elle reste ma source d’inspiration, le lieu où je peux me ressourcer.

I comme … Intuition. J’écoute toujours mon intuition et je me trompe très rarement

N comme … Naturel. C’est tellement beau, c’est tellement vrai le naturel !

Enfin, où peut-t-on se procurer votre livre ? 

Mon livre est disponible sur le site internet de ma maison d’édition « Jets d’encre », ainsi que sur toutes les plateformes de ventes par internet. On peut le commander dans toutes les librairies. En Guadeloupe, on peut se le procurer à la Librairie Antillaise.

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