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B.People avec Flo

Cette semaine, nous sommes parties à la rencontre de l’artiste Flo ! Elle est guadeloupéenne, elle vit  à Miami depuis plus de 10 ans. Elle est rappeuse, auteure, une boule d’énergie qui a sortie son premier album « A long time coming » le 23 mars dernier… Nous avons souhaité en savoir plus sur cette femme d’exception…

© Xavibes.com

Bonjour Flo, peux-tu te présenter aux lectrices de Black’In ?

Bonjour à toutes ! Moi c’est FLO, artiste rappeuse/auteure made in Gwada exportée aux States (lol). Je chante en créole, en anglais et français depuis les années lycée je suis tombée dans la marmite de la culture Hip Hop et depuis c’est une grande histoire d’amour…

Pourquoi ce surnom Freemyflo ?

Mon nom d’artiste est FLO, Freemyflo c’est un peu mon gimmick, ce que je dis avant de rapper, pour en quelque sorte libérer mon « flow ». Mais Freemyflo c’est aussi un mouvement lié à ma philosophie de vie, de chercher à se libérer de ses propres peurs ou peu importe des choses qui peuvent nous empêcher d’évoluer et d’exploiter notre potentiel optimal. C’est aussi une marque de produits que je développe et espère proposer bientôt dans ce même esprit.

Tu es ambassadrice du rap kréyol à Miami, parle-nous de ton expérience là-bas ? 

Merci ! Et bien effectivement vu que je suis basée  à  Miami, je travaille beaucoup dans la communauté Haïtienne et plus largement Caribéenne, notamment dans les écoles avec les jeunes. Les Antilles restent encore assez méconnues dans la région et donc je me retrouve souvent á faire découvrir notre culture á travers ma musique et aussi en tant qu’éducatrice. Je représente toujours mes origines d’une manière ou d’une autre, même quand je rap en anglais.

Aujourd’hui, tu sors ton premier album “A Long Time Coming”, que ressens-tu ? Que représente cet album pour toi ?

Mon album est sorti le 23 Mars 2018, et vu le titre on peut supposer ma satisfaction de pouvoir enfin partager mon projet. Je suis une artiste indé, donc avec ma petite équipe, on apprend sur le tas… sur ce projet j’ai voulu me mettre dans des conditions pro, comme si j’étais signée sur un gros label. Je voulais apprendre tous les rouages possibles á un niveau intéressant.

Il y a eu des hauts et des bas, mais aujourd’hui je me sens vraiment grandie artistiquement, que ce soit au niveau de mon écriture, mon image ou tous les aspects techniques tels que le mix ou mastering d’un projet.

Alors mon prochain opus ça promet ! LOL

Quels messages souhaites-tu faire passer à travers ta musique ? Quelles sont tes sources d’inspirations ?

Je fonctionne vraiment au feeling, j’aime faire passer avant tout des good vibes avec ma musique, des messages plutôt positifs. Mon travail avec les jeunes a beaucoup façonné ma façon d’écrire, et m’a inspirée à toucher à des sujets tels que l’estime de soi (surtout pour les jeunes filles), l’importance du travail, du respect, de la tolérance.

Je suis aussi de la génération Hip Hop où dénoncer des injustices faisait partie intégrante de l’art du rap, ainsi que le motto « Love, Peace and Having Fun ». Mes inspirations me viennent aussi beaucoup de la nature, I’m a Zion girl !

J’aime bien écrire des chansons d’amour, je suis une romantique, alors les cœurs brisés je m’y connais un peu (mdr). Le rap est un peu ma thérapie perso, alors il y a beaucoup de sujets introspectifs, qui finalement peuvent toucher tout le monde car nous vivons un peu tous les mêmes choses dans des contextes différents. Mais attention, je reste une rappeuse Gangsta (lol) donc l’égotrip et juste kicker des rimes « SEK » c’est aussi mon kiff !

Authenticité, originalité sont des mots qui te correspondent ?

C’est vrai que le mot « original » revient souvent quand on décrit ma musique, sur mon album je dois quand même cela un peu à Exxòs qui compose 11 morceaux sur 12. Cette fusion qu’il concocte entre musiques électroniques modernes et musiques traditionnelles du monde, me place déjà sur une base très originale. Et encore une fois, mon école de rap c’est l’école de l’authenticité et de l’originalité, tu n’avais juste pas moyen d’exister si tu rappais comme ton collègue d’à coté ! Tu étais discrédité direct, même si tu avais de bons lyrics…

Quelle est ta vision de la musique caribéenne ?

Je parlerai du Rap Caribéen que j’espère voir se structurer et s’unifier. Je connais des rappeurs d’Antigue, de la Jamaique, ou d’Haiti et vraiment on partage ce truc qui nous différencie des rappeurs américains. Le rap Caribéen n’est pour moi pas assez exposé, il manque peut-être un hub sur le web pour recenser tous ces talents et créer ce link. Le Hip Hop reste un genre musical relativement jeune, et le rap non-US encore plus, donc c’est un peu normal, il faut juste continuer à bien bosser.

Si tu devais parler aux femmes antillaises, que leur dirais-tu ?

Waouye ! Et bien je dirais, arrêtons d’être uniquement des « poto mitan » soyons juste des femmes avec nos forces et faiblesses. J’aimerais aussi nous voir plus unies, même s’il y a beaucoup d’entraide, mais on peut encore mieux faire.

Portrait chinois : Si tu étais une note de musique tu serais laquelle ? et pourquoi ?

Une tonalité mineure pour sûr, j’aime le blues, un peu la mélancolie, ma personnalité un peu posée aussi, plutôt pensive et parfois mystérieuse… Comme dirait Erykah Badu « I’m sensitve about my ish » lol

Merci Flo ! Bonne continuation

Merci à vous et long live Black’in ! 😉

Une femme talentueuse qui mérite d'être soutenue ! Ti moun péyi ! L'album est à se procurer d'urgence, disponible sur toutes les plateformes de téléchargement. 

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