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B.People avec Helium Hanga

Cette semaine, nous vous invitons à découvrir l’univers d’Hélium Hanga, une artiste pas comme les autres, non conventionnelle et fière de l’être. Son objectif : faire du bien autour d’elle à travers sa musique… Une femme remarquable qui nous réserve de belles surprises en 2018. 

Bonjour Hélium parles-vous de toi ?

Bonjour Black’In, en quelques mots, je suis une artiste guadeloupéenne d’une trentaine d’années, aujourd’hui productrice, mais artiste avant tout. Mon vrai prénom c’est Hangarad d’où mon surnom Hanga sur les réseaux sociaux. Mon nom d’artiste, c’est Hélium depuis des années, depuis l’époque du crew avec Ben’zen. Je suis attachée à mes racines, j’ai parfois la tête dans les étoiles mais je n’oublie pas mes objectifs !

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai d’abord été danseuse ! J’avais un groupe de danse qui s’appelait « Wu Tang Girl » avec des copines. On a beaucoup bougé avec ce groupe, on a été vite repéré, on faisait pas mal de prestations durant les vacances. Cela m’a permis de côtoyer des groupes de rap comme « Underground Family » ou encore « N’O Clan ». J’ai tout de suite été influencée par leur musique. Je suis partie ensuite en 2003 à Bordeaux. C’est véritablement en France que j’ai commencé à chanter. J’ai rencontré Benjamin Delacroix, un « sélecta » qui faisait des sound systems et qui m’a « forcé » à enregistrer en studio. Je dis bien « forcer » car à l’époque je ne voulais pas chanter, je ne voulais pas être une marionnette : la fille qui danse et qui chante ! Le stéréotype parfait pour le show biz. Ce n’était pas ma vision des choses donc j’avais du mal à franchir le cap du studio. J’ai franchis le pas, et j’ai fais pas mal de prestations, de première parties avec Benjamin. Je ne regrette pas cette époque car j’ai beaucoup appris.

En 2006, j’ai rencontré Esy Kennenga et ça été un déclic ! Il m’a poussé à chanter avec une guitare et m’a permis de voir mes capacités en live. Il m’a encouragé à chanter seule ! Je suis partie en voyage à Cuba où j’ai véritablement découvert ma voix, ma couleur musicale avec des titres que j’avais déjà mais pas que… Cuba a été le point de départ de mon album.

Quelles sont tes inspirations ?

Je ne suis pas limitée musicalement. J’écoute de tout, du Brel, du Admiral T, du Kali, du Vybz Kartel, du Piaf, du Kalash ect… Je n’ai pas de style particulier et je pense que c’est ce qui fait ma richesse. Il faut s’attendre à tout avec moi. Je fais de la musique caribéenne certes mais musicalement je suis ouverte d’esprit.

Pourquoi ce nom d’album « Love Life é Lespwi » ? 

Mon album parle de l’amour, de réflexions, de la vie, de l’esprit, des échecs, des expériences… Je suis quelqu’un de très spirituel dans ma façon d’aborder la vie, dans ma façon d’être tout simplement. Pour moi chanter c’est faire passer des messages, il faut qu’il y ait une morale. J’ai ma touche et j’essaie de proposer autre chose dans ma musique. Ce premier album est prêt depuis 5 ans officiellement, il est murement réfléchit, je travaille dessus depuis 2008. C’est un peu mon journal intime en 14 titres. J’ai rencontré pas mal d’embuches pour qu’il puisse voir le jour, et j’en parle aussi… C’est un peu du développement personnel que je suis fière de présenter au public.

Quelle est ta vision du business musical aux Antilles ? 

Il y a beaucoup de beaux-parleurs aux Antilles… Ceux qui sont là depuis des années ne veulent pas transmettre leur savoir-faire. Si on veut rayonner à l’international, on ne peut pas se boycotter au national. J’ai rencontré moi-même beaucoup de difficultés, ce qui m’a poussé à monter mon propre label musical « Kemet Karibbean Music ».  On doit travailler ensemble, il y a beaucoup de pépites chez nous. Je suis la preuve parfaite, la musique m’a beaucoup aidé, j’aurai pu finir délinquante mais je peux dire que la musique m’a sauvée et je pense qu’on peut aider davantage les jeunes. A mon niveau, avec mon label je veux apporter de la rigueur, du sérieux, je veux leur proposer un accompagnement bien défini. Je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à faire musicalement parlant aux Antilles par nous et pour nous !

Un conseil aux jeunes qui souhaitent se lancer ?

Misez sur vous, personne ne le fera à votre place ! Ayez du discernement et sachez vous entourer. C’est très important… Il faut pouvoir être autonome tout ayant un socle solide sur lequel vous pouvez compter. La musique ce n’est de tout repos. Il faut travailler dur pour arriver à quelque chose. Je parle de mon expérience !

Quels sont tes projets futurs ? 

Promotion de l’album à fond dans un premier temps ! Ensuite, faire que mon label puisse durer encore. Je veux vraiment proposer un accompagnement aux jeunes artistes. Je ne veux pas qu’on leur fasse ce qu’on m’a fait. Pour cela, je me structure comme il faut…J’ai des projets plein la tête que j’espère partager très bientôt.

A noter que je serai en prestation le 25 janvier 2018 au New Ti Paris, je vous y attend tous !

Un petit scoop pour la rédac de Black’In ?

Nonnnnnn top secret, j’ai une pépite qui sortira bientôt avec mon label, mais je ne peux rien dire. Restez connectés sur mes réseaux pour tout savoir !

Portrait chinois : si tu étais un style musical ?

Comme je le disais, je n’ai pas style précis mais si je devais en être un, je serais la Bossa. C’est un doux mélange que j’aime beaucoup. Bossa Nova signifie « nouvelle boss », « nouveau truc » et je pense que ce style me correspond, je suis toujours à la recherche de nouveautés. C’est un style à la fois relaxant et jazzy, c’est moi quoi !

Un dernier message à faire passer aux femmes ? 

Soyez heureuses ! Arrêtez de suivre les conventions, soyez vous-mêmes… arrêtez de faire semblant d’être heureuses… je vous souhaite d’être bien, d’être épanouies et souriantes. N’oubliez pas qui vous êtes !!

Merci Hélium pour cet échange ! Rejoignez-la sur Facebook ou sur Instagram

 

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