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B.People avec TopherProd

Etre artiste-peintre est bien plus qu’une simple activité de loisir. C’est un métier, une vocation, une passion, un vrai art de vivre ! De nombreuses compétences et aptitudes sont nécessaires afin de pouvoir vivre de cette passion. Certains doivent travailler énormément pour les avoir, et d’autres, les ont naturellement comme « Topher », jeune artiste peintre originaire de la Guadeloupe qui a fait de son art, son métier depuis 10 ans déjà ! La qualité du travail, la motivation et l’audace font parties des éléments indispensables pour réussir selon lui… Nous sommes parties à sa rencontre afin d’en savoir plus sur lui  et son art. 

Bonjour Topher, peux-tu te présenter aux lectrices de Black’In ?

Bonjour Black’In, je suis Christopher, Topherprod pour mon nom d’artiste. J’ai 27 ans, je suis guadeloupéen et fier de l’être. Ma spécialité est de peindre sur les textiles. J’aime la customisation. J’ai d’autres cordes à mon arc mais c’est véritablement ce que j’aime, redonner vie aux vêtements, apporter une touche différente !

Racontes-nous ton parcours 

A la fin de mon année scolaire de 3ème, j’ai voulu faire une seconde option Arts Plastique au Lycée de Gerville Réache à Basse-Terre. Malheureusement, faute de moyen de transport et d’autres paramètres, je n’ai pas pu y accéder. Du coup j’ai été redirigé vers une seconde option comptabilité ! Eh oui qui l’eu crut, moi en compta ! Cela a été vraiment pénible au début mais je me suis rendu compte par la suite que pour pouvoir me structurer professionnellement, la comptabilité allait m’être vraiment utile. Je suis donc resté 3 ans dans cette branche avant l’obtention de mon diplôme. A ce moment là, je me suis dis que j’arrête ma scolarité et que je vais enfin faire ce que j’aime et ce que je veux.

J’ai commencé avec des chantiers d’insertions, ensuite j’ai travaillé pour le groupe carnavalesque PIKANGA, pour qui j’ai dessiné des tee-shirts. Je me suis forgé au fur et à mesure. J’ai acquis pas mal d’expériences avant de pouvoir créer mon entreprise. Cela fait 10 ans que je vis de ma passion.

D’où t’es venu cette passion pour l’art ? pour le dessin ?

Je pense que ça a toujours été en moi ! Je dessine depuis mon plus jeune âge ! J’ai des photos de moi à 3 ans qui dessinait sans arrêt mais pas de coloriages comme les petits, je parle de dessins plus approfondis. Je me souviens que mon père dessinait pour moi un fameux tracteur, que j’essayais de reproduire tout le temps ! Mon père n’aimait pas spécialement le dessin mais il était très fort. Il faisait la tête quand je lui demandais de dessiner pour moi mais il le faisait quand même… Je pense que ça vient de là. Mes cahiers scolaires étaient remplis de dessins… c’était limite obsessionnel (rires de Topher)

Quelle a été la réaction de tes parents quand tu as choisi cette voie ?

Alors là…à part ma mère, tout le monde, je dis bien tout le monde était contre. Ma famille et certains de mes proches me répétaient souvent « mais que vas-tu faire dans ce domaine ? Il n’y a pas d’avenir… ». Les gens ont souvent une image dégradante de l’art. Ils se demandent souvent comment on peut vivre en faisant cela ? Ma mère ne m’a jamais laissé tombé, elle m’a dit un jour « mon fils, j’ai confiance en toi, si c’est ce que tu veux faire, va jusqu’au bout », je pense que cette phrase a été décisive pour moi. La maturité n’a rien à voir avec l’âge, la maturité vient des expériences que la vie nous donne. J’étais jeune quand elle m’a dit cela, je me souviens lui avoir dit qu’elle ne sera pas déçue et que j’irai jusqu’au bout ! Aujourd’hui c’est ma number one, elle me soutient dans tous mes projets… Les réfractaires ont changé d’avis et ont compris que j’étais déterminé à faire ce que j’avais envie de faire…

Comment qualifies-tu ton art ? 

FREE ! Je n’ai pas de lignes conductrices, je n’ai pas de codes. Je suis no prise de tête dans la vie de tous les jours, et mon art représente ce que je suis. Au delà du freestyle, c’est de la liberté. Je m’inspire de la musique, de mon humeur, de l’actualité, de mon environnement et tout ce qui m’entoure quand je réalise une oeuvre. Je travaille avec ce que je trouve sous la main d’où le nom de mon entreprise « Bordel Art ». Le travail est structuré mais la finition c’est de la création, c’est de l’inspiration…

Que proposes-tu à tes clients ? 

Je fais de la customisation par la peinture, de vêtements, de chaussures et d’autres accessoires et ce quelque soit l’évènement (anniversaires, baptêmes, mariages, évents pro ect) ou simplement pour le plaisir du client. Je propose des ateliers peintures/custo pour les enfants. Je fais beaucoup de digital art pour les entreprises (numériser une création pour une production plus importante). Les projets varient selon les envies et demandes des clients.

Quelle est ta vision de l’art, plus précisément dans ton secteur ? 

Je pense qu’il y a encore du travail à faire, des choses à améliorer, à développer. Chacun a son style et sa touche artistique. Je prends l’exemple de Joël Nankin dont la réputation n’est plus à faire, dans le domaine artistique, ses oeuvres sont très culturelles. J’aime son travail, selon moi, cet homme a un vrai don.

On retrouve aussi Shok-Art, qui est à Paris maintenant. Il a un style très graphique, c’est encore un style différent qui est très apprécié, sans oublier les autres artistes. Nous devons soutenir nos artistes, soutenir leurs oeuvres en les achetant tout simplement… L’amélioration doit venir de là aussi !! Et pourquoi pas faire un projet commun ensemble et exporter notre passion dans la Caraïbe…

Si tu devais donner un conseil à un jeune qui se lance dans l’entrepreunariat, ce serait lequel ? 

J’attendais cette question avec impatience !!! Je vois beaucoup de jeunes comme moi qui se lancent des activités et au bout de 3 ou 4 mois, la motivation disparait… J’ai envie de leur dire que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Vous devez réfléchir à votre projet H24, il doit être dans votre tête partout où vous allez ! Rien n’est acquis, on a rien sans peine. Il faut aller jusqu’au bout même si on rencontre des difficultés. Dieu seul sait combien de fois que j’ai eu envie d’abandonner mais j’ai persévéré, il y a toujours des améliorations à apporter mais je ne lâche rien.

Quels sont les projets à venir ? 

OULAAAA TOP SECRET ! Plein de projets à venir… la seule chose que je peux dire en 2 mots… Etats-Unis et France (rires). Je ne peux pas vous en dire plus, restez connectés sur mes réseaux.

Portrait chinois : Si tu étais une couleur justement…

Je serais du Fushia parce que c’est ma couleur. Le fushia m’inspire de la joie, de la chaleur… J’aime cette couleur, elle est particulière, elle est à part et c’est tout moi !

Merci Topher pour cet échange, nous te souhaitons une longue vie avec ton art !

Merci Black’In et à bientôt !!

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