À l’occasion du plateau France Ô – Les 1ères orchestré par Jacob Desvarieux le 21 septembre prochain à L’Olympia, nous avons rencontré en amont certains artistes qui seront sur scène.

Vaiteani et Luc forment un duo sobrement appelés « Les Vaiteani » et dont la douceur vous emportera. En toute transparence, nous les avons découverts en préparant cette interview… Quelle fut notre surprise en écoutant ces sonorités envoûtantes tout droit venues de la Polynésie… un régal pour nos oreilles !

  • Bonjour les Vaiteani, vous êtes originaires de la Polynésie. Comment a débuté votre histoire avec la musique ?

V : En réalité je suis la seule à venir de Tahiti, Luc, lui est originaire d’Alsace mais tout de même tahitien d’adoption. Nous nous sommes rencontrés en Alsace alors que je finissais mes études et Luc m’a suivie en Polynésie lorsque j’ai été mutée en tant que professeure d’anglais. À Tahiti, Luc nous a inscrit à un concours tremplin pour les Outre-Mer « 9 Semaines et 1 Jour » et c’est à l’occasion de ce concours que le duo musical s’est formé. Nous avons remporté le concours parmi les artistes polynésiens et avons eu la chance de nous produire sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle en 2011. Notre rencontre avec Laurent Voulzy, qui était alors président du jury, a été décisive dans les prises de décisions qui ont suivies. Luc et moi avons tous les deux décidé de laisser nos vies d’enseignants de côté pour nous consacrer entièrement à notre carrière musicale. Nous avons signé en maison de disque à Paris en 2015 et avons sorti notre premier album en Octobre 2017. Nous sommes très fiers du chemin que nous avons parcouru depuis.

  • J’ai lu que vous étiez deux « âme-coeurs »… une jolie façon d’expliquer votre duo ?

V : Oui c’est une formule qui nous définit assez bien étant donné que ce qui nous rapproche avant tout c’est l’amour que nous nous portons. La musique n’est arrivée dans notre relation que dans un second temps. Nous sommes donc avant tout un couple et puis depuis quelques années partenaires de scène et, par la force, des choses, associés professionnels. Cela a ses avantages et ses inconvénients, nous sommes ensemble 24/24 mais nous avons fini par trouver notre rythme de croisière.

  • On vous connait peu dans les Antilles Françaises mais heureux de vous découvrir… Comment définiriez-vous votre univers ?

Nous jouons du folk polynésien. C’est un mélange de genres qui marie tradition folk (guitares/voix), couleurs pop et world music. Nous ne jouons pas de musique traditionnelle polynésienne à proprement parler même si l’identité maohi est bien présente dans les textes à travers la langue surtout. Vaiteani chante en tahitien, en anglais et en français. L’univers est à la fois mélancolique et lumineux. Les textes vacillent entre gravité et légèreté et abordent des thèmes tels que l’amour, la mort, le courage, la beauté, la trahison, la persévérance, la vie quoi. Luc aime lui explorer les sonorités des instruments pour créer des mélanges originaux.

  • Parlez-nous de votre actualité… A quoi peut-on s’attendre pour les mois à venir ?

Nous avons passé un été assez intense avec des concerts dans de beaux festivals de France et aussi une très belle date en Nouvelle-Calédonie sur la scène des Francofolies. Après notre concert à L’Olympia, nous allons peaufiner nos nouvelles compositions pour avancer sur notre deuxième album, en gestation depuis quelques mois maintenant. Nous espérons une sortie en 2019. Nous aurons aussi la chance de nous produire en Guadeloupe au mois d’Octobre au Festival « Bleu Outremer » parmi d’autres dates prévues pour la suite de notre tournée. Nous avons hâte de découvrir ce pays. Je pense que nous allons bien nous entendre avec nos amis antillais !

  • Vous représenterez la Polynésie le 21 septembre prochain sur la scène de « L’Outre-mer fait son Olympia ». Une fierté ?

Bien sûr, nous sommes toujours très fiers de pouvoir porter haut les couleurs de la Polynésie. C’est un honneur et nous faisons notre possible pour représenter au mieux notre « Fenua » (notre terre) en France et dans le monde. Et puis c’est avec beaucoup d’émotion que nous allons fouler les planches de la salle mythique, c’est marrant que ce soit justement notre « outre-merité » qui nous amène au coeur de la scène parisienne. Nous avons déjà joué sur Paris mais l’Olympia c’est une cerise sur un gâteau ! On sous-estime parfois la puissance de notre richesse culturelle.

  • Portrait chinois : Si vous étiez une figure célèbre de l’histoire de la musique ?

V : Là tout de suite je pense à Beethoven, va savoir pourquoi, cela n’a rien à voir avec ce que nous faisons aujourd’hui mais c’était mon compositeur préféré à l’époque où je faisais encore du piano. Je n’écoute plus du tout de classique depuis longtemps mais quand je pense Histoire + Musique je pense Beethov’.

L : Pour ma part, je pense que je serai un ménestrel sûrement anonyme plutôt qu’une figure célèbre, qui jouerait et chanterait de château en château demandant l’hospitalité d’un bon seigneur en échange de mes chansons de geste et mes histoires légendaires. J’aurai avec moi tout pleins d’instruments différents : cornemuse, flûtes, luth, tambour, vièle,… 🙂 J’aime beaucoup la musique ancienne, j’ai étudié le luth renaissance il y a quelques années.

  • Petit message pour les fans de notre magazine Black’In…

Chers fans de Black’In, devenez nos fans! lol!

Non, plus sérieusement, chers fans de Black’In, on espère que cette interview vous aura donné envie d’aller découvrir notre univers et on espère pouvoir venir à votre rencontre un jour ! On vous embrasse et on vous envoie plein de soleil du Fenua ! Love ! Nana (= au revoir) !

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