Octobre est l’occasion de mettre en lumière les pathologies féminines les plus courantes telles que le cancer du sein. Pour mieux comprendre ces femmes touchées par la maladie, je me suis rendue auprès des membres de l’association Amazone puis, du personnel de l’hôpital Clarac. Établissement souvent craint et dépeint comme lugubre, j’ai eu la bonne surprise d’y trouver une équipe soignante belle d’espoir, de positive attitude et de professionnalisme. Ce jour-là, nous avons abordé le début du processus de soin parfois vécu comme un changement radical de vie pour les patientes.

Une fois le cap de l’annonce passé, le parcours de soin est établi, chacune vit cette période à sa façon avec l’objectif commun de vivre.

« Pour moi ce fut ce que j’appelle la double peine. J’ai perdu en pouvoir d’achat, plus rien n’était comme avant. » me confit la pétillante Amazone. Avoir un cancer c’est accepter de mettre entre parenthèse sa vie active pendant le temps nécessaire… en moyenne 1 an. Il faut alors développer des stratégies d’adaptation supplémentaires, puiser dans des ressources internes déjà très sollicitées par le parcours de soin. « J’ai appris à faire avec ce que j’ai, j’ai appris à me recentrer sur moi » poursuit-elle. « J’ai réappris le bonheur. Évidemment, c’est difficile, mais je vois les choses différemment maintenant ». Il y a autant de façon de cheminer vers la guérison qu’il y a d’individus sur terre.

Une autre femme me confit : « J’ai dit non à la chimio. Des professionnels m’ont dit que ce n’est pas le cancer qui me tuera mais la chimio… Et comme je voulais vivre, j’ai dit non. J’ai eu 2 mois de radiothérapie et j’ai continué à travailler ». Face aux différents profils, l’équipe soignante fait corps afin d’aiguiller le patient quand il en a besoin tant sur le plan physique que psychologique durant le temps de l’hospitalisation. Parfois, les patientes se sentent démunies quand il faut rentrer à domicile. C’est pourquoi le CHU de Martinique et La Ligue contre le cancer propose un accompagnement hors des sessions d’hospitalisation notamment à travers l’ouverture d’une maison d’accueil des patients et des proches : l’ERI (Espace de Rencontre et d’Information). Cette maison vaut le détour ! 6 studios équipés pouvant accueillir ceux qui en ressentent le besoin. Une journée porte ouverte y aura lieu le mardi 15 octobre 2019 de 8h à 16h à Clarac.

 

Cet article vous est proposé par CocoZabrico.com

Merci à l’ensemble des personnes qui ont contribué à ce témoignage.