Chaque jour une nouvelle danse ou un nouveau style de beat sort pour les passionnés de musique que nous sommes. Depuis mon dernier week-end dans une discothèque africaine, je ne cesse de passer en boucle les sons ghanéens qui m’ont fait découvrir et bouger sur du Azonto toute la nuit.

Créée dans les années 2000 dans les rues d’Accra, la capitale du Ghana, l’Azonto se compose principalement de steps mimant les gestes du quotidien et de la vie courante tels que repasser, laver, nager, conduire, ou faire de la boxe, agrémentés par un mouvement particulier du pied lui donnant ainsi sa signature.

Anciennement appelé APAA (qui signifie travail, dans une langue locale), elle est devenue célèbre grâce au footballeur Asamoah Gyan qui, à chaque but marqué, se mettait à danser une forme d’Azonto. De fils en aiguille, les adaptes se sont appropriés ses mouvement en y ajoutant des gestes à toutes sortes de styles. Son succès s’appuie également sur des artistes à l’origine des beats lourds et mélodieux sur lesquels se dansent l’Azonto comme Castro, Sarkodie, Tiffany, Fuse ODG, Stay Jay et, bien d’autres.

Ce phénomène prouve que l’industrie musicale africaine n’a aucune frontière puisque depuis ces dernières années l’Europe et les États-Unis lui ouvre les portes du succès, même Keri Hilson s’y est mis lors de sa tournée en Afrique :-).

Article rédigé par Maguy pour la Friends Team of Black’In