Cette semaine nous vous proposons de découvrir une femme d’exception comme on les aime sur Black’In : la sublime Marijosé Alie ! Marraine de la seconde édition de l’évènement « L’Outremer fait son Olympia », qui aura lieu ce vendredi 20 septembre à Paris. 

Bonjour Marijosé Alie, c’est un honneur pour nous de vous avoir sur Black’In, pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs svp ? 

Femme noire caribéenne, pur produit de l’époque où il était interdit d’interdire, avide du monde dans sa diversité , en osmose totale avec ses misères et ses bonheurs, fascinée par la vie, par le poids du réel et la magie de ses mystères , journaliste, musicienne, écrivaine et maman louve….

2) Parlez-nous de votre parcours professionnel si riche, aussi bien en tant que journaliste que chanteuse. 

Ce serait trop long…

Disons que j’ai gravi tous les échelons du journalisme de terrain jusqu’à la direction d’une station régionale puis nationale dans le service public d’abord RFO, puis France 3 Région puis France TV, avec une nette préférence pour l’époque où j’étais grand reporter. Côté musique, je suis née dedans. J’ai fait 15 ans de piano classique puis des compositions dont Karésé Mwen, qui a été ma première rencontre avec le public.

Enfin il y a eu mon désir d’écrire que j ai pu réaliser en quittant la télé avec un premier roman « Le Convoi » qui a été primé en Côte d’Ivoire. Le second sort en janvier 2020.

3) Vous êtes la marraine de la 2ème édition du concert « L’Outremer fait son Olympia », cela représente quoi pour vous ? 

Un vrai bonheur, un challenge et une continuité. C’est le genre de projet auquel j’adhère complètement.

J’ai réalisé pour France O et les 1ères, son équivalent pendant 7 ans, en réunissant sur la grande scène des Francofolies, des artistes des 9 départements et territoires avec la complicité du directeur des Francos, Gérard Pont, une sacrée aventure ! La différence, c’est qu’à l Olympia, je vais également chanter. Il me tient à cœur comme à Walles Kotra et aux patrons des 1ères, de mettre en lumière tous les talents (et il y en a !) que nous avons dans nos pays et de favoriser des rencontres entre les artistes mais aussi entre les cultures. Il se passe toujours quelque chose de magique à ces moments là car la musique n’a ni limite ni frontière et je vous assure c’est bon

4) Que vous inspire cette génération montante ? 

Du respect car au moment où nous changeons de monde où le disque ne se vend plus, où la musique se brade sur internet au moment, où il est tellement difficile d’en vivre, la vitalité de la création est intacte. Aujourd’hui on fait de la musique sans moyen sans argent sans support sans filière sans filet, mais on en fait et les jeunes qui essaient d’en vivre n’ont que leur talent pour faire la différence.

5) A ce propos, quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans le secteur de l’audiovisuel/média et aussi dans la musique ? 

Là on est dans 3 univers très différents… Mais quelque soit le choix que l’on fasse, l’essentiel est d’aller au bout de la démarche. D’abord y croire et être suffisamment multi-tâche pour s’inscrire dans l’époque et ne jamais céder à la médiocrité du « à peu près », être exigeant avec son propre talent et toujours se remettre en question.

6) Justement la chanson c’est fini ? ou pas encore ? Un scoop pour la rédaction de Black’In…

Oh non c’est tellement pas fini que mon petit dernier sort en même temps que l’Olympia ! On en a accéléré la production pour être « On Time » quand France Ô m’a proposé d’être la marraine de l’OutreMer fait son Olympia cette année. Je me suis dit que j’avais beaucoup de chance et qu’il y avait sur ma tête une petite conjonction des étoiles (rires). Le titre de l’album c’est « Madanm », c’est à dire madame en créole… Et je n’en dirai pas plus.

7) Un secret beauté de Marijosé Alià nous dévoiler pour rester toujours aussi pétillante ? 

Ça me fait rigoler !! Je crois aimer la vie, aimer les autres, être aimée et je fais du sport !

8) Si vous deviez parler aux femmes de Black’In, que leur diriez-vous ? 

Doubout ! Ça veut dire debout en créole. Nous sommes toutes des amazones dont ce monde a besoin. Le monde a besoin de notre parole, de nos combats, de notre patience à fabriquer la vie, de notre impatience à faire bouger les lignes… Alors pour celles qui ne le sont pas encore « doubout » !

9) Portrait chinois : si vous étiez un style musical, vous seriez lequel ? 

Je crois peut-être le blues, avec du tambour et des chromatiques classiques, le déchirement des guitares rock et le up de la salsa sans oublier la profondeur des chants grégoriens…bref c’est un peu le chaos comme genre…

Merci Marijosé Alie pour cet échange, RDV le 20 septembre à l’Olympia !