1. Bonjour E.sy, nous t‘avions rencontré juste après ton flash mob de l’an passé… un an plus tard, raconte-nous…

Bonjour Black’In… Eh bien, j’ai fait plein de choses (rires) ! J’ai passé beaucoup de temps sur les routes. J’ai tourné dans pas mal de pays du monde à guichet fermé, en Guadeloupe et en Martinique notamment. D’ailleurs, j’en ai profité pour enregistrer mon premier album live à l’Atrium en Martinique :  » EK Trip Live « . J’ai aussi été invité sur les concerts d’autres artistes comme Kassav’ sur le festival de Meaux, j’ai participé à la Nuit d’Outremers à Bercy devant 17 000 personnes, au B.Caribbean Tour, … La liste est longue !

2. Tu as été l’égérie de Brasserie Lorraine aussi cette année…

Oui !!! Pour ce partenariat, j’ai pu mettre à profit mes talents de graphiste pour styliser leur bouteille spéciale 90 ans. J’étais plutôt content même si au départ c’était un peu délicat pour moi d’accepter, étant donné que je ne bois pas d’alcool. Pour certains, associer mon image à une marque de bière a été interprété comme une incitation à consommer. C’était loin d’être le cas ! J’ai accepté ce projet parce que Brasserie Lorraine est une entreprise martiniquaise, un ambassadeur, comme je peux l’être moi-même avec ma musique. Pour moi, c’est une mission de mettre en valeur là d’où l’on vient. Je suis fière de mon île : c’est une richesse d’être martiniquais, comme c’est une richesse pour un guadeloupéen d’être guadeloupéen. Chaque territoire a ses valeurs ajoutées…

3. Après tout ça, quel regard portes-tu sur toi-même, ta carrière?

Ça me conforte dans certains choix. Et puis, je me dis que le travail finit toujours par payer si on est patient et si on le fait bien. On ne sait jamais où la musique peut aller, ni comment elle peut être interprétée… alors, autant s’appliquer. Mon expérience me sert d’argument à chaque fois que je souhaite faire passer ce type de message. Il ne faut pas avoir peur. Quoi qu’il en soit, échec ou réussite, on en tire toujours quelque chose d’enrichissant. Il y a toujours moyen de se relever…

4. Merci pour la transition sur ma prochaine question (rires) ! Du coup, peut-on dire que ta musique rime avec message ?

De rien ! C’est important pour moi d’être positif : ce sont des valeurs que l’on m’a inculqué et que j’essaye de garder dans ma vie. Et puis, selon moi, les mots ont une vraie puissance. Même si les gens n’entendent pas ce que j’ai voulu dire à la base, ils s’approprient mes textes. Ça leur apporte du réconfort, ça les fait méditer ou ça leur permet de « s’ambiancer » tout simplement… Alors, oui, le message est très important. Il peut parfois changer la donne : que se soit le chagrin, la dépression, ou autre. Et si je peux contribuer, le temps d’une chanson, à apporter un peu de positivité dans le coeur des gens, eh bien je le fais…

5. Un nouvel album va bientôt voir le jour, peux-tu nous en parler ?

C’est un peu la suite du voyage. J’ai grandi des expériences passées, des rencontres, … J’ai une nouvelle façon de voir les choses. Pas de dates pour l’instant en ce qui concerne la sortie de l’album. Mais, nous avons choisi de présenter les titres lors d’une tournée qui commence le 10 avril prochain à la Belleviloise (Paris) et qui se poursuit le 17 Avril à l’Atrium (Martinique), le 20 Avril à la Kaza (Guadeloupe) et le 24 Avril en Guyane. On vous attend !

6. Justement, est-ce que tu appréhendes cette nouvelle tournée ?

Je dois dire que j’appréhende un peu étant donné que je vais présenter de nouvelles choses. Mais, les gens ont l’air tellement contents que ces concerts aient lieu. De mon côté aussi, il y a une certaine hâte. Donc j’essaye de rester positif et je pense que ça va bien se passer !

7. Portrait Chinois : Si tu appartenais à la scène créole de nos parents, à quel chanteur tu t’identifierais le plus ?

Je dirais Kali. C’est l’un des pionniers du reggae martiniquais. Il a toujours été dans le message et la positivité. C’est un chanteur, un musicien, un auteur, … un homme complet !

Petite dédicace… Un grand merci à tous pour la force et le love que vous me donnez et puis, longue vie à Black’In !