1. Bonjour Gee Mylo… Je suis ravie de partager avec les lectrices de Black’In l’artiste que tu es. Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Bonjour Black’In, je suis heureux de partager mon univers musical avec vous également. Je suis un artiste qui a débuté sa carrière musicale avec le groupe One Day dans les années 2000. Nous avons réalisé 2 albums  qui ont connu un grand succès. Pour ma part, j’ai commencé à chanter à l’âge de 13 ans et, écrit mes premiers textes à l’âge de 15 ans. En 2012,  j’ai donc sorti mon premier album solo qui s’appelle SoulClub où vous retrouverez mes titres  » Viniw Bo mwen « ,  » Alé pli wo « , etc …

2. Il me semble que la musique est une histoire de famille chez toi, racontes-nous…

Histoire de famille ? Pas vraiment (rires) ! Je suis plus ou moins le premier de ma famille à m’être lancé sérieusement  dans la musique. J’ai commencé à gratter la guitare avec un ami, E.sy Kennenga, sur le balcon de ma chambre.  A l’époque nous avions 14-15 ans et, sincèrement c’était pour épater  les  filles (rires)… J’ai participé avec lui à la création du groupe One Day avec 5 de mes camarades… Je ne pensais pas que la musique prendrait une si grande place dans ma vie.

 3. Après les One Day ça a été le silence radio… Que s’est-il passé ?

Après One Day,  je suis parti en métropole suivre des études de graphiste et obtenu mon diplôme. J’ai vécu en tant qu’étudiant à Bordeaux tout en continuant à assurer des dates de spectacles avec le groupe One Day. Puis, je suis parti découvrir Londres quelques temps et je suis revenu en Martinique, car le soleil me manquait vraiment (rireS)… J’ai collaboré tout au long de mon parcours avec des personnes connues dans l’univers de la musique comme Joel Jacoulet, Goldee, Perle Lama, Master MX, E.sy Kennenga et bien d’autres encore.  J’ai profiter aussi pour préparer mon 1er album solo : « SoulClub ».

4. Tu reviens au-devant de la scène avec de nouveaux titres (Viniw bo mwen, kryé Mwen, Chawayé…), quelles sont tes inspirations ?

Je n’ai pas eu peur de mélanger les styles avec la soul, le jazz, le zouk, le slam, le reggae et bien d’autres. Mes inspirations me viennent souvent des moments importants de  la vie quotidienne. Le son « Chawayé » par exemple a  été conçu pour soutenir  la jeunesse et tous ceux et celles qui rencontrent des difficultés pour se lever le matin et se mettre à la recherche d’un emploi. Cette jeunesse  se retrouve  souvent confrontée à de nombreux refus, soit à cause de leur apparence ou  soit pour cause de manque d’offre d’emploi. « Viniw bo mwen » est une déclaration à la FEMME, l’être humain n’étant  pas fait pour vivre seul. Et puis, Le titre «  Kryé Mwen » évoque la  rupture amoureuse d’un  couple,  sujet connu par beaucoup,  période « gros poil » comme on dit…

5. Ton dernier titre « Whine for me » à vu le jour peux- tu nous en parler ?

Le titre « Whine for me » est un zouk que je tenais particulièrement à présenter. C’est vrai ! Le public ne m’attendait pas sur une version zouk, mais voilà, Gee Mylo c’est bien un mélange caribéen et le zouk faisant partie de notre culture…  J’ai donc tenu à faire le clip et à le présenter à mon public.

6. Que nous réserves-tu pour l’avenir ?

Ce n’est que le début d’une grande aventure, je vous réserve de belles surprises pour cette année. Début mai,  je sortirai un featuring avec un chanteur appelé « Staff ». Le clip  a été tourné dernièrement, vous pourrez le retrouver bientôt sur vos écrans. Et puis plein d’autres choses sont à venir : préparation d’une nouvelle tournée sur la métropole pour le mois de juin, réalisation d’un gros concert sur la Martinique début juillet… Il faut juste rester connecté sur les réseaux sociaux comme sur Facebook, sur  la page « Gee Mylo », Twitter et Instagram. Je tiens d’ailleurs à remercier le public, les internautes, car c’est grâce à eux que nous artistes, nous existons !

7. Portrait Chinois : Si tu étais une fleur…

Oulalaa, si j’étais une fleur ? Eh bien, je serais une orchidée. Cette fleur nécessite de l’amour et de la patience, comme pour le monde de la musique. Pour se lancer, il faut être courageux et s’armer de patience à tous les niveaux. Comme dit  l’écrivain John Heywood, la patience est une fleur qui ne pousse pas dans tous les jardins…