1. Bonjour Harry… Cela fait un moment que l’on n’avait pas entendu parler de vous… Vous nous avez manqué, où étiez-vous passé ?!

Bonjour Black’In… Effectivement, cela fait un moment que je n’ai pas sorti de nouvel album. Je voyage beaucoup en Afrique, aux Etats-Unis ou ailleurs. À vrai dire, j’ai profité de ce temps d’absence pour me consacrer à mon métier de thérapeute : je suis un passionné de médecine alternative. Je suis également Conseiller en Entreprise. Ce sont des activités qui demandent beaucoup de formations et d’investissements… d’où mon absence sur le terrain de la musique.

2. Finalement, la musique est seulement un exutoire pour vous ?

Oui et non ! La musique est effectivement un exutoire mais c’est surtout mon premier métier depuis plus de vingt ans…

3. Vous n’exercez pas seulement l’art de la musique, vous êtes aussi peintre. On peut dire que vous êtes un artiste tout court ?

Je peins depuis 5-7 ans en réalité, contrairement à la musique que j’exerce depuis plus de trente ans. Cela dit, je pense qu’à partir du moment où l’on pratique une activité artistique, les portes s’ouvrent naturellement pour toutes les autres formes d’art. J’ai l’habitude de dire que faire de la musique c’est jouer avec des sons, faire de la cuisine c’est jouer avec des saveurs et, faire de la peinture c’est jouer avec des couleurs… L’art est sans frontières !

4. Vous êtes aussi compositeur et, vous le faites souvent pour d’autres (Jocelyne Labylle, Edith Lefel, etc.). C’est un aspect de la musique auquel vous tenez ?

Je dirais que c’est celui que je préfère quelque soit l’interprète. Produire quelque chose qui correspond en tout point à une autre personne est extraordinaire. C’est une certaine forme d’empathie et d’harmonie. Il faut arriver à trouver le thème qui correspond à l’état d’esprit du chanteur au moment où il fait appel à vous…

5. Vous composez aussi pour vous-même. Quelle est votre actualité du moment ?

J’ai une chanson qui sortira prochainement intitulée «  J’ai tout essayé « . Une fois n’est pas coutume, c’est une chanson d’amour (rires) ! Je ne sors pas de mon cadre… C’est un morceau résolument « danse » sur lequel j’ai accentué les sonorités qui me plaisent à savoir, les violons. J’espère qu’elle vous plaira !

6. Vous serez également présent le 23 juin 2013 au Festival de Stains. Appréhendez-vous le retour à la scène?

Oui effectivement, j’ai d’ailleurs été ravi d’avoir été invité. J’ai dit « oui » immédiatement : j’ai beaucoup aimé le concept du festival familiale.

Et puis, pour ce qui est de la scène de manière générale, j’ai appris à gérer mon stress au fil des années. Pour être honnête, c’est plus facile pour moi de chanter une de mes chansons devant un public qu’un simple « joyeux anniversaire » dans un cadre plus intime… À partir du moment où le show a été bien préparé, c’est un plaisir de monter sur scène…

7. Qu’est-ce que vous conseillez à un jeune artiste ?

Sortir du cliché que véhiculent les émissions de télé-réalité : faire de la musique n’est pas facile ! Il faut être passionné certes, mais il faut aussi travailler. On ne maitrise pas un instrument ou sa voix du jour au lendemain. Lorsque l’on a compris ça, le reste vient tout seul… Je prends l’exemple de Kassav’, l’un des groupes caribéens les plus anciens, qui perdure à force d’acharnement et de travail…

8. Portrait Chinois : Si vous étiez un grand peintre…

Je dirais Dali qui est entre figuratif et l’abstrait. J’aime son côté non conformiste. Il a tendance à donner des coups de pieds dans toutes les règles établies…