Cette semaine, l’humoriste Jean Yves Rupert répond au question de B.People

Parle-nous un peu de ton parcours professionnel…

J’ai toujours été humoriste, et cela depuis petit. J’ai tenté de faire d’autres choses dans ma vie, mais le théâtre a toujours pris la première place au bout du compte. La comédie me permet de véhiculer des messages qui me tiennent à cœur. Je me considère aujourd’hui comme la voie du peuple du bassin Caribéen, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Cuba, Haiti… (En tout cas de tous ceux qui adhèrent à mon style).

Aujourd’hui, le phénomène « Jean Yves Rupert », c’est plus de 30 ans de scène. Penses-tu être un artiste accompli ?

Accompli non ! C’est un bien grand mot (rire). Tout reste encore à faire, encore plus dans mon domaine qui est en perpétuel renouvellement. Mais, je suis fier de mon parcours. Tout mettre en œuvre pour ne pas décevoir mon public est un long et dur travail à temps plein. Je suis ravi que cela plaise, la communauté qui me suit me le rend bien et j’espère que cela continuera aussi longtemps que peut.

Comment as-tu vécu ton expérience scénique au Zénith de Paris ? 

(J’ai eu un gros cœur, nldr). Je n’ai jamais pensé une seule seconde remplir la salle et, par conséquent, être apprécié d’autant de spectateurs. Cela m’a montré que le travail que je réalise depuis longtemps est reconnu. A cette même période, il y avait la catastrophe naturelle en Haiti et il était fort probable que le public ne se déplace pas avec une telle densité. J’ai profondément été touché par cet acte et je remercie grandement tout ceux qui me suivent. C’est grâce à ceux que j’en suis aussi arrivé là.

Tu es apparu en 2010 dans Case départ. Penses-tu par la suite faire une carrière cinématographique ?

Pour moi, je suis un comédien au sens large. Si j’ai la chance de faire une carrière… Pourquoi pas mais je ne projette pas en ce sens. Dans la vie, je vole au gré du vent. Mon  objectif le plus important est de me réveiller en bonne santé, de pouvoir subvenir à mes besoins et celui de ma famille et de faire ce qui me passionne.

Tous tes spectacles sont présentés en créole, ne penses-tu pas que cela te freine dans tes projets ?

C’est un frein pour l’exportation certes, mais je ne peux pas me permettre de décevoir mon public actuel. Les gens m’apprécient pour ce que je suis et l’identité que je révèle. Leur présenter « du français de France » pourrait dénaturer mon image. Cependant, je travaillerai sur certaines choses pour m’exprimer autrement… La musique permet cela et il y a encore du travail sur scène pour surfer sur la même vibes. Je collabore déjà avec Abreuvoir Prod (producteur de Jamel Debbouze).

 Le 17 octobre prochain, tu nous présentera ton nouveau spectacle. Comment appréhendes-tu cela ?

 C’est la première fois que j’ai autant la trouille, je suis un peu stressé… Je n’ai qu’une seule envie, combler mon public et j’ai hâte d’y être !