1. Bonjour Jimmy Felvia, que pourrais-tu nous dire de ton nouvel album « Spirit Up Trio » ?

Bonjour Black’In… Comme son nom l’indique, il s’agit d’un album réalisé avec deux amis Thierry Jean Pierre et Thomas Bellon intégrant un concept piano, guitare, basse et batterie autour de mes compostions. C’est un travail en symbiose…

Ce projet a débuté un an avant la sortie de l’album : nous avons préféré prendre notre temps. Notre travail s’est fait dans un état d’esprit positif et dans l’élévation de la symbiose qui existe entre nous (spirit) en générant des émotions à travers la musique. Il s’agissait de faire une musique instrumentale très mélodique, jazzy, sophistiquée et de bon goût. Il ne s’agit pas d’un album jazz à proprement parlé. Je souhaitais ouvrir un aspect du jazz en passant par des chanteurs qui ne sont pas jazzmen mais qui apportent leur voix.

2. Dans cet album tu t’associes avec deux musiciens de renommée Thierry Jean Pierre et Thomas Bellon. D’où t’es venue cette idée ?

Thomas Bellon est un ami de longue date et il a participé au premier album  » Sweet Caraïbes « . Thierry Jean-Pierre est un artiste que je connais depuis longtemps. Nous avions déjà collaboré ensemble sur l’accompagnement d’artistes et bien d’autres projets. Ce n’est pas vraiment un choix, c’est le destin. Tu as un projet, tu as une idée et tu as déjà des gens sur ta route. C’était plutôt une belle rencontre…

3. Ton album est plutôt hétéroclite en termes de styles. Tu collabores avec des artistes aux univers opposés. C’est un choix ? 

En ce qui concerne mon album, j’ai voulu qu’il raconte ce qui s’est passé dans ma vie entre le précédent et maintenant. Quoi qu’il en soit, mon travail est plutôt diversifié de manière générale et, c’est tout naturellement que cela se retrouve sur cet opus.

Pour ce qui est des artistes, j’ai collaboré par exemple avec E.sy Kennenga sur le morceau Yonn. C’est un artiste que j’aime beaucoup… il existe une sorte de lien et, c’est dans cet esprit qu’est venu le «  Get up and fight « . Pour Methi’s c’est à peu près pareil : j’avais un titre particulier, Òn dot jou,  et je cherchais une interprète. Je me suis dit que ce serait génial qu’elle accepte… Encore une fois, c’est une question de rencontre…

4. Parles-nous de l’hommage à Eugène Mona que l’on retrouve sur cet album…

Eugène Mona est un personnage pour lequel j’éprouve un très grand respect et, je suis ravi qu’on lui redonne la place qu’il mérite. Sur l’album, sa voix a été samplée* pour apporter une sorte de caractère au son, lui donner plus de force. Je cherchais à donner à ce morceaux une orientation plus universelle à partir des rythmiques créoles ou antillaises.

* Voix samplée : Extrait de musique ou un son réutilisé dans une nouvelle composition musicale.

5. La composition « Lizine a lanmou » en featuring  avec Jean-Michel Rotin est fortement attendue en image. Est ce une histoire que tu souhaitais partager avec tes fans ?

C’est une histoire de vie… Il  faut préciser que c’est Jean-Michel Rotin qui a écrit les paroles. Il a été très spontané. Après je ne peux parler à sa place, je ne sais pas si cela raconte quelque chose qui s’est passé dans sa vie réellement (rires). Mais, c’est une histoire dans laquelle tout le monde peut s’identifier.

Quand j’ai composé ce titre j’étais plus attiré par les musiques types hip hop, américaines : Drake, Lil Wayne, etc. Certains titres avaient un aspect planant et, c’est de là dont je suis parti. Le jour où Jean-Michel Rotin a posé sa voix, il a transcendé le morceau. J’étais impressionné : c’était un grand moment pour moi car je suis fan de l’artiste…

6. Quand aurons-nous la chance de te voir en concert ?

 Il y a des dates prévues d’abord sur paris au Sunset au Baiser Salé. Peut être une petite date pour début décembre en Martinique… À suivre… (rires).

7. Portrait chinois : Si tu étais une référence de jazz…

À l’époque où je ne connaissais pas totalement le jazz, j’ai fait une rencontre musicale avec un artiste mais surtout avec son album « Acoustik Band ». Il s’agit de Chick Corea. C’est cet album qui m’a amené vers le jazz de par la sonorité, le son très cristallin… C’est mon modèle !