black'in l Kalash

1. Bonjour Kalash, on ne te présente plus… tu es omniprésent sur la scène dancehall caribéenne depuis plusieurs années maintenant. Pourtant, tu as longtemps attendu avant de pouvoir sortir un premier album… C’était une volonté de ta part d’attendre si longtemps ?

Bonjour Black’In… Pour être honnête, avant mon premier album, je ne prenais pas vraiment la musique au sérieux. Je ne réfléchissais pas dans une optique de « carrière musicale ». J’ai rencontré par hasard Claude Cabit (Chabine Prod) qui m’a donné carte blanche pour un projet d’album. C’était vraiment une histoire de feeling…

2. En 2011, tu reçois un prix SACEM pour le titre « Prend Piéw ». Quel effet ça fait d’être récompensé dès le début ?

Eh bien ça nous a fait bien plaisir (rires) ! Cela dit, en toute modestie, on peut dire que l’on a quand même mérité ce prix. Quand ce titre est sorti, il n’y avait pas grand-chose à côté. Les gens se détournaient peu à peu du dancehall local. Du coup, ça a permis de réconcilier le public avec la dancehall… Ce prix a aussi été un déclic pour que je prenne plus au sérieux ma carrière.

3. La scène, tu connais… tu as même commencé par ça avant même de sortir un album si je ne me trompe pas. Mais,celle du 9 mai 2013 à la Bellevilloise était toute particulière… Raconte-nous…

J’étais stressé de ouf ! Quand j’ai visité la salle, je l’ai trouvée très intimiste… trop même ! A la base, ce n’est pas tellement mon délire ce genre de salle. Tu sens le regard des gens posé sur toi. Mais au final, le public était content et moi aussi ! C’est la première fois que je chantais aussi longtemps sur scène…

black'in l kalash4. Depuis le 21 juin, le public a pu entendre les sons de ton 2eme album sobrement intitulé « #2 Classic ». D’ailleurs, il était numéro 6 des ventes mondiales en reggae/dancehall sur ITunes le jour de sa sortie… Heureux ?

Et le lendemain on était 1er ! Je n’ai jamais vraiment visé les ventes. Mon objectif premier reste le plaisir des gens. Mais comment ne pas être heureux ? Mon producteur (Claude Cabit, ndrl) lui, n’y a pas cru tout de suite (rires) !

5. Comment as-tu pensé ce nouvel album ?

Pour cet album, j’ai vraiment fait ce que j’ai toujours voulu faire c’est-à-dire des choses moins dancehall mais plus reggae, plus slow… On retrouvera donc sur cet opus plus de sons mélodieux. J’ai essayé de mélanger des choses hardcores qui font bouger avec des titres plus doux qui sont plus chantés…

6. C’est une facette de ta personnalité que tu voulais livrer au public ?

Oui effectivement c’est une partie de moi. J’ai un côté très romantique qui se dirige plus vers la musique du monde et la variété. C’est vraiment un album qui me représente : je n’ai pas été dirigé sur le style. J’ai proposé les titres, la production les a accepté ou non… Il y avait plus d’une trentaine de morceaux enregistrés à la base !

7. Tu as encore une fois pas mal d’invités sur cet album. La musique n’est-elle pas finalement un moment de partage pour toi ?

Ça dépend en fait… J’aime bien faire des morceaux avec des artistes avec qui j’ai de bons feelings. Mais, ce n’est pas parce que tu es ami avec quelqu’un que musicalement vous êtes compatibles. Aujourd’hui, je me rends compte que tous mes feats n’étaient pas forcément bons parce que je les choisissais en fonction des affinités.

8. Portrait chinois : Si tu étais un moment de la journée…

Le midi : j’adore manger ! Je ne cuisine pas mais j’aime qu’on me fasse la cuisine… Je n’ai pas de plats favoris, je mange de tout : du lambis, du langouste et même de la truffe !

Big up à toutes les femmes… Respect… n'enviez pas les autres, soyez vous-mêmes et surtout merci à toutes pour votre soutien !