Crédit Photo : Jean-Marc Alexia

Bonjour les filles… Qui êtes-vous et surtout, qui sont les Triinity ?

Mya > Je suis Mya, je ne saurais dire quand j’ai réellement commencé à chanter. Je crois l’avoir toujours fait en réalité. Jusque là, je partageais cette passion avec quelques amis en privé. Et puis… les Triinity sont nées ! (rires)

Cyn’ > Je suis Cyn’, comme Mya, j’ai commencé à chanter sans vraiment prendre cela au sérieux. Je faisais partie d’un groupe de danse folklorique guyanais. Je n’y chantais donc que des morceaux traditionnels. Et Triinity est arrivée… Aujourd’hui, je découvre la musique et, en toute sincérité, je prends énormément de plaisir.

Kell’s > Je m’appelle Kell’s, j’ai grandi dans une famille de musiciens amateurs. J’ai donc toujours un peu baigné dans cet univers. À vrai dire, la musique me donne la sensation de flotter et j’adore ça ! (rires). En ce qui concerne le groupe, Triinity est une sorte de hasard de la vie. C’est un projet que l’on a mis en place lors d’un diner entre amis et c’est effectivement un vrai plaisir…

D’où vient le nom du groupe ?

Mya > Nous sommes trois filles qui forment un groupe uni, une entité. Triinity est donc la contraction entre « tri » pour trio et « unity » pour l’unité.

Cyn’ > À nous trois, nous chantons du zouk mais, venons à l’origine de trois univers différents : Kell’s plutôt dans le R&B et la soul, Mya dans le zouk et moi-même dans le chant traditionnel guyanais. Le mélange de nos expériences fait la richesse du groupe aujourd’hui. Triinity est un concept zouk, un zouk universel de manière à ce que tout le monde s’identifie à notre musique.

Kell’s > D’ailleurs, notre premier single, qui sort dans quelques jours, est une reprise d’Harry Diboula, du pur zouk.

Justement… Pourquoi ne pas avoir lancé votre propre concept dès le départ ?

Mya > Avant que le groupe ne soit constitué, nous faisions des petits « boeufs » entre nous où nous reprenions souvent les titres d’Harry Diboula. Notre producteur nous a un jour entendu puis proposer d’enregistrer. Commencer par une reprise d’Harry Diboula est donc une sorte de porte-bonheur (rires).

Cyn’ > C’est aussi pour nous une façon de nous faire connaître avec une musique qui existe déjà. C’est notre premier projet, c’est un peu rassurant. Quoi qu’il en soit, l’interprétation a été remise au goût du jour et, en toute objectivité, ça peut beaucoup plaire…

Comment appréhendez-vous le lancement de ce premier single ?

Kell’s > J’avoue être un peu stressée mais, j’espère sincèrement qu’on marquera les esprits avec ce titre. Et puis, le fait de vivre l’aventure à trois me permet d’être beaucoup plus sereine.

Cyn’ > Pour ma part, l’appréhension est plutôt au niveau de la scène dans le sens où, j’avais l’habitude de simplement danser devant un public. Entre s’exprimer corporellement et devoir sortir des notes justes et belles, il y a, selon moi, une marge. Cela dit, nous sommes plutôt bien encadrées. Notre manager et le reste de l’équipe sont toujours présents auprès de nous. Ils nous rassurent sur l’inconnu.

Mya > Quant à moi, je suis quelqu’un de stressée de nature. J’ai fait de la scène auparavant mais, en tant que modèle. Ici le challenge est différent : il y a réellement un message à faire passer. L’unité entre nous trois existe, il faut que nous arrivions à créer cette même synergie avec le public…

Si vous deviez choisir un artiste avec lequel réaliser un featuring, ce serait qui ?

Kell’s > Pour moi, ce serait K-Reen ou encore Matt Houston qui évoluent tous les deux dans le R&B…

Mya > Moi, je miserais plutôt sur un garçon puisque nous sommes déjà trois filles. J’imagine bien quelque chose avec Axel Tony ou Yoan qui sont les valeurs montantes du zouk en ce moment et, j’adore ce qu’ils font !

Cyn’ > Parmi les voix masculines, je pense à Admiral T et, en voix féminine, ce serait plutôt Tania Saint-Val. C’est une artiste que j’ai vu travailler et, je suis réellement admirative.

Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui rêve de faire ce métier…

Mya > Foncé ! Il ne faut pas hésiter… Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup et, c’est parfois source d’inhibition. Une fois que l’on s’est lancé, on se rend compte que vivre l’expérience valait vraiment le coup…

Kell’s > Je suis assez d’accord avec Mya. Je rajouterais simplement qu’il faut saisir sa chance au moment où elle se présente. Il faut vraiment y aller à fond. Sinon, on peut passer à côté de choses extraordinaires !

Cyn’ > Il faut aussi travailler pour arriver à ses fins. Il y a du monde sur le marché de la musique. Il faut donc tout faire pour tenter de se différencier… Prenez donc votre courage à deux mains et jetez-vous à l’eau !