Cette semaine l’actrice martiniquaise Micko Bizet répond aux questions de B.People en direct de Hollywood…

Bonjour Micko, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis une martiniquaise qui a vécu à Paris dès l’âge de 2 ans. Plus tard, je suis partie aux États-Unis pour être jeune fille au pair durant 1 ans. Je suis finalement restée 7 ans dans ma famille d’accueil (rires). Nous habitions Boston. Je suis allée à l’université là-bas où j’ai eu mon diplôme de professeur. À côté de ça, j’ai toujours rêvé d’être actrice bien que ma mère ait toujours été un peu contre l’idée. J’ai donc déménagé à Los Angeles et, petit à petit l’oiseau fait son nid…

Être actrice est un rêve de petite fille ?

Je crois que je n’ai jamais vraiment décidé d’être actrice. Je née comme ça ! En sortant du ventre de ma mère, le médecin n’a pas dit « c’est une fille » mais, plutôt quelque chose du genre « action ! » (rires). Mon frère, ma soeur et moi passions notre temps à reproduire des scènes de films que l’on connaissait par coeur. J’ai vraiment toujours voulu faire ça…

Et, être prof, une passion ?

Pas du tout !!! Mes élèves je les adore. Ils me soutiennent d’ailleurs beaucoup pour ma carrière d’actrice. Mais, finalement, je suis un peu tombée dans le professorat par hasard. La famille dont je m’occupais à Boston évoluait dans cet univers. A l’époque, le père avait été élu « meilleur prof du Massachusetts » et, faisait partie des quatre finalistes pour le titre de « meilleur prof des USA ». J’ai donc un peu baigné dans l’éducation durant toutes ces années. Il parait que je suis très bonne mais, honnêtement ce n’est pas ce que j’ai envie de faire en me levant le matin (rires). Ma passion, ce pour quoi je ne compte jamais mes heures, est vraiment le cinéma.

Quelles difficultés rencontre-t-on quand on travaille à Hollywood ?

Pour être franche, je ne les vois pas parce que j’essaye de ne pas m’arrêter dessus. J’ai la chance de vivre à Hollywood, là où ça se passe. Alors, j’essaye de regarder les difficultés éventuelles de manière positive. Par exemple, le fait d’être noire à Holllywood peut ne pas toujours être facile mais, les mentalités sont quand même différentes qu’en France de ce point de vue. Il y a pas mal de films, de séries, de réalisateurs, … « black » aux États-Unis qui cartonnent…

Quels conseils souhaiteriez-vous donner à ceux qui voudraientt avoir un parcours similaire au vôtre ?

D’être eux-mêmes et de pratiquer leur art le plus tôt possible. L’entraînement est essentiel car, le talent doit être optimisé en permanence. Je leur dirais aussi de profiter des technologies pour créer leur propre matériel et leurs propres démos. Il ne faut pas attendre que les gens viennent simplement vous chercher et fassent tout pour vous. Et je conclurais en disant que peu importe d’où l’on vient, on peut finalement choisir son parcours et donc sa vie…

Portrait chinois : si vous étiez le premier rôle féminin d’un film à succès ?

Je serais la Clépoatre du « Dernier Pharaon », un film que développe Will Smith depuis 2008 et, qui n’est pas encore sorti. Je trouve que les reines africaines et, plus particulièrement égyptiennes, sont comme une Michelle Obama d’aujourd’hui soit, une femme forte sans qui Barack ne serait rien…

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