Après le sommet de la francophonie à Kinshasa,  j’ai trouvé intéressant de nous pencher sur ce phénomène dédié au Congo. Congo, une histoire  de David Van Reybrouck, un livre de 700 pages, vendus à plus de 300 000 exemplaires rien qu’en Flandres et aux Pays-Bas. Il vient d’être traduit en Français et le sera en anglais bientôt. Des Etats-Unis en Scandinavie, tout le monde se l’arrache !

Reybrouck retrace l’histoire du Congo de la préhistoire jusqu’aujourd’hui via les témoignages d’autochtones. La plume n’est pas académique, l’auteur a su rendre l’Histoire accessible à tous et c’est ce qui plaît. Un des principaux narrateurs s’appelle Papa Nkasi a 126 ans (c’est vérifié !) et témoigne des missionnaires, de la construction des chemins de fer… Papa Nkasi est décédé avant la publication, Reybrouck a donc mis sa photo en guise de couverture du livre.

Ce que je trouve intéressant est le fait d’avoir toute l’histoire synthétisée. On trouve des tomes entiers dédiés à Mobutu, Lumumba ou Léopold mais il est difficile de trouver toute l’histoire reconstituée dans un même livre. La ferveur vient surtout du fait qu’on entend parler de ce pays lointain, presque imaginaire, souvent par des occidentaux et uniquement pour la guerre, les femmes violées, les mines de diamants… mais finalement on entend peu les congolais s’exprimer…

Congo, une histoire par David Van Reybrouck. Essai traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin. Editions Actes Sud. 28€