Il y avait un temps où, pour les femmes noires, avoir les cheveux défrisés étaient synonyme de beauté absolue. Aujourd’hui, c’est un temps révolu : la plupart des afro-caribéennes prônent désormais le na-tu-rel pour toutes leurs questions capillaires. De l’entretien quotidien aux techniques de coiffage, plus rien ne doit faire appel à un quelconque produit chimique au risque d’être carrément stigmatisé ! Le mouvement Nappy (comprenez « natural and « happy ») est né.

Si cette frénésie du retour aux sources a un bien fondé certain, il n’en reste pas moins qu’il est tout sauf « naturel ». Pour les marques et autres précurseurs, la nappy attitude sonne comme le son des pièces que l’on met dans sa tirelire. Et oui mesdames, les géants de l’industrie du cheveu ne s’intéressent pas à votre crinière uniquement pour ses origines exotiques. La dimension économique est bel et bien présente !

Pour ma part, je ne suis ni pour, ni contre le mouvement Nappy. Je déplore simplement le manque de tolérance de certaines adeptes du concept. J’ai entendu certaines d’entre elles dire que « si tu es noire et que tu n’es pas nappy, c’est que tu n’acceptes pas ta négritude« . Dans ce cas, il est bien pathétique de se rendre compte que « nappy » ne rime visiblement pas toujours avec « démocratie »…

Et vous qu’en pensez-vous ?