Le repassage est une méthode ancestrale de contraception utilisée sur les jeunes filles pour les rendre moins désirables, retarder la puberté et l’âge de leur premier rapport sexuel.

Toujours en vigueur dans les pays d’Afrique, comme le Cameroun, le Togo ou la Guinée, les mères s’arment de pierres chaudes, de pillons ou même de bananes plantains passées sur le feu et les déposent sur la poitrine de leurs fillettes afin de l’aplatir. Cette mutilation consiste à ralentir la croissance mammaire pour supprimer les signes extérieurs de féminité, afin d’éviter viols et agressions sexuelles.

Tout comme l’excision, cette pratique se transmet de générations en générations : les mères répètent les gestes qu’elles ont elles-mêmes subi étant enfant. C’est une technique locale comme une autre pour contrôler la sexualité de leur fille.

Cet acte barbare, qui touche près d’une femme sur dix au Cameroun, laisse de graves séquelles. Les douleurs provoquées par les brûlures sont terribles, certaines séquelles psychologiques peuvent marquer à vie, notamment l’impossibilité pour ces filles devenues mères d’allaiter leurs enfants ou même favoriser le développement du cancer du sein.

Le gouvernement camerounais à plusieurs fois appelé les habitants à y mettre fin. Cependant rien n’y fait, même si la méthode ne se révèle pas vraiment efficace, puisque près d’un tiers des Camerounaises se retrouvent mères avant l’âge de 16 ans.

Espérons que cette mutilation prendra fin un jour ? Qu’en pensez-vous ?